Héloïse Bay a grandi dans l’île singulière de Sète, d’après l’expression du poète Paul Valéry. 

Elle entre au Conservatoire de musique et d’art dramatique de sa ville à l’âge de 7 ans. Elle y étudiera notamment le piano durant 10 ans mais ne trouve pas encore sa voie musicale dans l’enseignement de musique classique qu’elle trouve trop stricte. 

C’est à l’adolescence, à la suite de sa première amourette, qu’elle éprouve le besoin de chanter. Elle passe le plus clair de son temps libre à imiter ses chanteuses préférées – Norah Jones pour la douceur ou Amy Winehouse et Avril Lavigne pour le côté rebelle. Petit à petit, elle commence à sentir les tonalités qui lui conviennent et perfectionne sa voix pour finir par trouver son timbre à elle : une voix plutôt suave, puissante et pleine de relief. Adolescente peu sure d’elle, Héloïse trouve grâce au chant une échappatoire où son hyper sensibilité peut enfin s’exprimer. Elle apprend quelques accords de guitare et de ukulélé pour s’accompagner. A cette période, elle se passionne pour les reprises : elle proposera notamment une version très personnelle d’Umbrella, tube pop de la chanteuse américaine Rihanna.

Héloïse commence à donner ses premiers concerts à l’âge de 18 ans. Elle ne l’avouera à personne mais dès ces premiers instants magiques de scène, elle sent au fond d’elle que le chant est sa raison de vivre, son essence. Elle accepte d’être le centre de l’attention pour partager ce qu’elle possède de plus cher : sa voix et ses émotions. 

Elle emporte sa musique partout où elle va : elle démarche et obtient des concerts à Londres, New-York, Lima.Installée à Paris, Héloïse, qui jusqu’alors était majoritairement influencée par la pop britannique et américaine, recherche de nouvelles inspirations et aspire à de nouvelles sonorités. C’est à ce moment qu’elle fait la rencontre d’un guitariste jazz, Hadrien Remy. Diplômé en jazz par le CRR de Paris, ce jeune guitariste est un habitué des bars et clubs de jazz.

 

Grâce à Hadrien, Héloïse s’initie au jazz pour la première fois à l’âge de 24 ans. Au-delà des mythiques chanteuses de jazz – Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Etta James –, elle se passionne aussi pour des chanteuses plus contemporaines comme Esperanza Spalding, Nikki Yanosky ou encore Liane la Havas. Elle apprend en 1 mois une trentaine de standards afin d’honorer un concert jazz pour lequel elle est programmée au Petit Trianon. Son empreinte vocale unique lui permet de revisiter n’importe quelle chanson. Ses influences pop donnent à ses interprétations en jazz une couleur intéressante et peu commune. La liberté d’interprétation et d’improvisation qui sont l’essence même du jazz lui donne alors le souffle qui lui manquait et l’impulsion d’écrire pour elle.

La jeune chanteuse ne se définit dorénavant plus uniquement en tant que telle. Elle créé en septembre 2016 son projet Héloïse Bay et devient auteure-compositrice et interprète. Elle choisit le nom de scène « Bay », baie en français, comme un clin d’œil à ses racines Sétoises. Héloïse est à présent une jeune femme qui s’assume ; ses textes, principalement en anglais mais aussi en français, racontent sa vérité. Elle n’hésite pas à dévoiler sa grande sensibilité qu’elle met au service de ses chansons.

 

Crédit photo : Xavier Belrose